Marrakech 11/07/07
juillet 11, 2007 on 11:01 | In 1-5 : 1er jour Marrakech | 1 CommentLever 10h00.
Nous descendons déjeuner après une douche… chaude (un point +). Bon rien n’a changé ils font la gueule. SELF service est leur réponse a notre “bonjour” des fois qu’on ait eu envie de demander quelque chose!!!
Pain, thé à la menthe (bizarre d’ailleurs leur thé) biscuits marocains et une omelette par personne. Puis du café, sur les tables.
Sortis de l’hotel la chaleur nous assomes. Le ciel est blanc, sensation d’être dans un four. Direction les souks. Trois pas et un jeune “bien sous tout rapport’ nous demande de nous serrer à droite pour éviter les centaines de cyclos qui roulent à Marrakech (y compris dans les souks). Il fait quelques pas devant nous, l’air totalement désinteressé échangeant un ou deux mots de temps en temps. Il habite a gauche, nous indique d’aller tout droit (il n’ a rien a voir dans les autres rues) hum hum. Méfiants! Mais moi naîve je me dis “ah enfin un marrkchi sympa et pas interessé, Joe n’est pas dupe un instant.
Quelques mètres plus loin, nous le retrouvons. Joe lui fait tout de suite une remarque du style “tiens t’habitais pas bien avant toi?’. Et là, le scénario commence. Ca ne sert à rien d’aller tout droit, il n’y a plus rien a voir, il faut aller visiter la tannerie, il faut y aller aujourd’hui parce que les tanneurs demain partent a Ouarzazatte (tiens j’ai deja lu cette histoire quelque part), lui ne peux pas nous y conduire mais “comme de par hasard’ on tombe sur un ami a lui qui y va. Nous n’aurons qu’à le suivre, et puis ce sera pour rien, juste un “choucran” (un merci).
Mouaih…. les deux pigeons que nous semblons être ne sont pas dupes mais nous nous pretons au jeu. Envie de connaitre cet aspect là aussi de Marrakech. Notre rabatteur nous fait courrir via les petites rues du souk, courrir pour ne pas que nous nous arrêtions devant une autre vitrine, un autre magasin. Il nous fait prendre un chemin en labyrinthe, histoire de justifier sa présence (mais il y avait un chemin nettement plus direct pour y acceder).
Arrivés chez les tanneurs, le “berbere” qui semblait nous attendre (tiens pourtant je les ai pas vu téléphoner :)) nous tend un bouquet de menthe. Pour l’odeur!!!
Tu parles, un sac entier et la tête dedans n’aurait pas suffit. La visite est parfaite, tout est bien reglé, les explications, le droit de prendre des photos (dont une qu’il faudra payer, pas le choix). Il nous explique les bains successifs que subissent les peaux, y compris dans la fiancre de pigeons (ah c’est ca l’odeur!) Une photo ne se paie pas vous dirait le guide du routard. Soit, mais là nous n’avions pas vraiment le choix, la photo était prise. Nous passons ensuite dans un autre endroit, meme style, d’ailleurs j’en vois moins l’interet. Mais c’était la transition… Vers la destination finale…
“et maintenant mesdames et messieurs, nous allons vous montrer la finalité de ce travail’
oh comme c’est bien rodé.
Comprendre “vous allez entrer dans un magasin, qui accessoirement vend du cuir - lien avec la tannerie- mais qui va tenter de vous vendre un tapis!!!”
Et là commence le spectacle.
Mon ami, mon ami. Le tapis qui ne brule pas sous la flemme, la cigarette qui ne fait pas de tache, le tapis en soie (ah y a de la soie au maroc???) Ils deplient un par un une vingtaine de tapis, tous plus beaux les uns que les autres. Quand le regard s’attarde sur l’un d’eux, la negociation peux commencer (mais quelle negociation, nous ne voulons pas de tapis nous).
Petit cahier, trois colonnes
son prix maximum, notre prix minimu le bon prix (bon on va les repeter souvent les trois colonnes)
Son prix de depart attention tenez vous bien : 980 euros….
Nous ne voulions déjà pas de tapis… il parle, il parle, change de conversation, parle religion, parle enterrement européen qu’ils ne comprennent pas, et quand nous sommes pret, enfin, au bout d’une heure et demi à quitter le magasin il brade son tapis a 150 euros.
Nous n’en voudrons pas quand meme, mais notez un peu le prix de départ et le prix d’arrivée (nous saurons apres que le prix d’arrivée a marrakech est nettement au dessus du prix de départ a Essaouira par exemple).
L’homme qui avait fait la visite ‘gratuite’ de la tannerie nous attend sur le pas de la porte… il a attendu tout ce temps. Il veut son backchiche, pour lui et pour les ouvriers. Dirhams versés nous quittons les souks, tant pis pour le reste, nous avons vraiment du mal a nous faire a cet harcelement.
Il y a quand meme des gens honnetes. Nous en avons meme croisés deux. Un jeune homme dans une herboristerie qui nous fait sentir toutes ces épices, tout les savons, nous débouche même le nez et qui refuse la piece qu’on se sentait obligé de donner.
(Herboristerie Palais El Badia : 22 Arset Lamaach Touareg Jdad Marrakech tel : +212 24389074 tsak9@hotmail.com)
Puis pres de là, un vendeur de tapis, qui, comme les autres est là pour vendre mais qui le fait sans l’agressivité ‘voire parfois le mépris’ des autres.
Nous errons dans Marrakech sans plus chercher à visiter quoique ce soit, trop de bruits, les gens klaxonnent sans arrêt, trop de monde, trop de sollicitations, nous avons besoin de nous isoler. Avant il nous faut prendre les tickets de bus pour Essaouira. Les deux compagnies fiables, Supratour et CTM sont vite prises d’assauts (les deux canadiens avec qui nous avons fait table commune a midi nous l’ont confirmés). Négociation pour trouver un taxi à un prix raisonnable… impossible. Ils demandent 30 dh pour faire les 1.5 km qui nous sépare de la gare routière (le meme prix que pour aller jusqu’a l’aeroport). Nous prenons le bus. Le 8 fait ce trajet là.
Gare routière nous achetons 2 places sur les 5 qu’ils restent chez CTM; Nous faisons le chemin du retour à pied. Hotel. TOUJOURS AUSSI SOURIANTS!!!
Dodo….Reveil 20h00 nous choississons un restaurant un peu plus chic qu’hier, sur la place, besoin de confort ce soir. Sur la place, deux étages de terasses, 40dh environ le tajine, 30 dh les entrées.
Nous avions besoin de calme. Marrakech opresse et stresse, les cyclos partout, les voitures sans cesse, la maladie du klaxon, les assauts répétés, c’est tout, sauf du repos. Meme dans un parc sous un arbe on vient vous proposer du “chocolat” (attention ce n’est pas du tout du chocolat qu’on vous propose mais de quoi vous faire tourner la tete). A peine avions nous fini notre repas que Marrakech fut plongée dans l’obscurité totale, panne generale d’electricité sur toute la ville. Heureux de ne pas avoir été dans les souks a ce moment là. Le restaurant arrête le service, nous nous en foutons, nous avions fini, les additions sont faites à la bougie et au telephone portable. Ici, étant donné l’importance accordée a la chaine du froid je doute que les problemes liés a la coupure soient allés au delà de la simple addition a la bougie. Nous nous amusons de la situation, la place s’agite, la police ne sait plus ou donner de la tete, la peche au coca cola continue (voir photo) Nous payons a notre tour, retour hotel, vivement Essaouira.
la place a la lumière des stands.
La peche au coca!
Hotel : toujours les memes sourires : AUCUN. Les memes non réponse aux bonsoirs, aux mercis. La maison du bonheur en somme. Pas d’electricité = pas de climatisation.. la petite chambre sur les toits est un four. Nous préparons nos bagages et juste avant de nous mettre au lit, la clim revient.
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